L’envie de partage et la curiosité sont à l’origine de ce blog. Garder les yeux ouverts sur l’actualité littéraire sans courir en permanence après les nouveautés. S’autoriser les chemins de traverse et les pas de côté, parler surtout de livres, donc, mais ne pas s’interdire d’autres horizons. Bref, se jeter à l’eau ou se remettre en selle et voir ce qui advient. Aire(s) Libre(s), ça commence ici.
Le vent léger, Jean-François Beauchemin (Québec Amérique) – Fanny
Le vent léger, Jean-François Beauchemin (Québec Amérique) – Fanny

Le vent léger, Jean-François Beauchemin (Québec Amérique) – Fanny

Un petit roman d’une vaste amplitude, voici le nouveau bijou d’humanité de Jean-François Beauchemin.

Nouveau motif de réjouissance:Le roitelet vient de paraître en format poche chez Folio.

Le vent léger s’engouffre chez cette famille nietzschéenne blottie en campagne. Tu lis, reste ému-e, suspendu-e à la beauté d’une phrase ou traversé-e par une émotion vive. Elle est belle cette large famille de six enfants.

Puis un jour, la mère tombe malade, un cancer sans pitié. Et le père dit, et les enfants savent, puis se souhaitent mutuellement du courage et de la gratitude.

« Je pense qu’il est seulement venu nous rappeler ce que maman nous a dit un jour, à savoir que même si les gens meurent, ça n’est pas une raison pour ne pas aimer vivre. »

Le temps se passe au gré des saisons et de ce que la maman vit, vaillante, par-dessus tout aimante, jamais effacée. Et la gang d’enfants toujours présents, avec bien évidemment leurs failles, leurs pensées, leurs aversions, leur poésie.

Jean-François Beauchemin nous fait prendre de la hauteur; tu ne restes pas au ras des pâquerettes sauf si c’est pour dire la beauté dans l’infime, dans le creux d’un pétale. L’auteur québécois convoque le paysage pour faire état du courage des troupes, il écrit magnifiquement la joie dans la peine, la force dans la peur, l’amour dans la détresse, les étoiles éparpillées comme les feuilles mortes à l’automne.

Les chapitres courts sont comme les battements du cœur de cette famille. Et me voilà à corner les pages, pour ne pas oublier telle phrase ou telle réflexion.

« Mais je ne souhaite pas parler de moi-même, ce que je voudrais, mais sans forcer personne, c’est qu’on retienne surtout ceci: il faut aimer, aimer de toutes ses forces à tort et à travers. Et si l’amour cesse, il faut recommencer ailleurs, malgré les bruits de scie. »

Fanny.

Le Vent léger, Jean-François Beauchemin, Québec Amérique, 184 p. , 18€.

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