L’envie de partage et la curiosité sont à l’origine de ce blog. Garder les yeux ouverts sur l’actualité littéraire sans courir en permanence après les nouveautés. S’autoriser les chemins de traverse et les pas de côté, parler surtout de livres, donc, mais ne pas s’interdire d’autres horizons. Bref, se jeter à l’eau ou se remettre en selle et voir ce qui advient. Aire(s) Libre(s), ça commence ici.
Aire(s) Libre(s), clap de fin
Aire(s) Libre(s), clap de fin

Aire(s) Libre(s), clap de fin

Une fois de plus, en même temps que le printemps, sont arrivés les doutes. Aussi plaisante soit cette aventure en commun et malgré tout ce qu’elle a permis en termes de rencontres et de découvertes, depuis deux ou trois ans, je doutais chaque année davantage de mes capacités à trouver le temps et l’énergie nécessaires pour faire fonctionner cette petite machine d’Aire(s) Libre(s) qui reste une grande fierté. Chaque année, poussé par l’enthousiasme de mes camarades, je repoussais l’échéance finale. L’aide aussi discrète que précieuse de Nicolas depuis deux ans m’a permis de me libérer un peu de ce temps et de cette énergie dont je ne dispose jamais en quantités suffisantes pour mener à bien tout ce que je voudrais.

Et puis, cette année, ce ne sont plus seulement le temps et l’énergie qui m’ont fait douter, mais, pire que tout, le manque d’envie, la dissipation progressive de l’immense plaisir que j’ai connu pendant les premières années d’Aire(s) Libre(s). Même en étant toujours aussi bien entouré, il m’est devenu difficile de me projeter sur une année de plus. Ayant, depuis les débuts, considéré que seul le plaisir devait nous pousser, j’ai dû admettre qu’il était temps de passer à autre chose. Si l’on ajoute à ces diverses considérations une audience qui stagne depuis trop longtemps (je n’ai jamais été bon en pub ou en com et je n’ai jamais aimé ça) et que l’on qualifierait presque d’anecdotique si l’on méprisait nos rares lectrices et lecteurs, vous comprendrez sans doute ce qui nous pousse à plier boutique.

Cette non-chronique sera donc le dernier article à paraître ici après six ans et demi d’activité et plus de 900 chroniques publiées. Il est temps pour moi de remercier du fond du cœur toutes les personnes ayant participé de près ou de loin à cette mini-odyssée. Tout d’abord, l’équipe du canal historique, présente depuis les tout débuts, à savoir Aurélie, Fanny et Seb, très vite rejoints par Gaëlle, Hélène et Mélanie et, plus récemment encore, par Margot et Cédric. Puis Perrine, qui avait créé la première mouture du blog. Et, bien sûr, l’indispensable Nicolas qui a restauré la totalité du contenu que l’on pensait avoir perdu suite à un bug de WordPress et sans qui j’aurais renoncé bien plus tôt. Il y a aussi celles et ceux qui n’ont fait que passer, mais ont également apporté leur(s) pierre(s) à l’édifice, je pense à Roxane, Cécile, Laulo ou Thierry. Et j’ai une pensée toute particulière pour Véro disparue bien trop tôt et dont l’enthousiasme et la douceur m’ont cruellement manqué.

Je l’ai dit plus haut, nous étions peu lus, mais il convient de compléter en affirmant que nous étions bien lus et que la fidélité de quelques personnes (que je ne nommerai pas, mais qui se reconnaîtront) nous a portés durant ces années. Qu’elles en soient ici remerciées ainsi que les autrices, auteurs, éditrices, éditeurs et relations libraires qui nous ont accordé leur confiance.

Ce blog devrait normalement se dissoudre dans les limbes d’internet dans le courant de l’automne, mais, pour les personnes éventuellement intéressées, nous en aurons une sauvegarde complète sous le coude.

Amitiés et tournée générale de bises !

Yann.

18 commentaires

  1. Chris Col

    Je suis désespérée !
    Heureusement j’ai de nombreuses lectures prévues grâce à ce blog et je vais refaire le tour des chroniques juste pour le plaisir.
    À bientôt Yann quelque part…

  2. Isabelle

    Bonjour, je n’ai connu Aire(s) Libre(s) que récemment, grâce à Seb parce que je traduis Ron Rash. Je comprends votre envie de tourner la page (numérique), quoi qu’il en soit vos chroniques à tous vont me manquer, et même, elles me manquent déjà ! En tout cas, merci pour ce petit bout de chemin littéraire que j’ai pu faire en votre compagnie. Isabelle

      1. Corvoisier

        Monsieur Yann,

        N’avez-vous pas de cœur ?
        Sachez que je suis absolument contre ce projet de clôture !
        Que va-t-il nous rester ?
        Les chroniques de Christophe Laurent quand le monsieur ne sera pas accaparé par le FC Bastia ?
        N’en soyez pas trop fier (vous ne le méritez pas), mais au delà de vos chroniques, votre plume, votre pluralisme, et votre honnêteté nous manquerons dans ce monde de lèche-culs.

        Avec, quand même, toute mon amitié.
        Bon vent,

        Thierry C.

        1. Ton mot me touche vraiment, Thierry, merci beaucoup ! Pour la suite, je me sais incapable de rester longtemps sans rien faire et, surtout, incapable de ne plus parler de mes lectures. Je continuerai donc sans doute mais où, quand et comment restent des questions d’actualité. Quoi qu’il en soit, je continue bien sûr à surveiller l’actualité de chez Rivages et à pousser vos bouquins dans les rayons. Amitiés. Yann.

  3. Edith Noublanche

    Merci pour tout ce que tu as fait, Yan, pour tout ce que vous avez fait, tous. Abonnée de longue date, j’ai pris plaisir à confronter nos lectures. Ayant même eu la faveur d’un entretien avec toi, Yan, j’ai gardé une inclination particulière pour Aire(s) Libre(s). C’est donc avec un pincement au cœur et une gratitude infinie que je prends acte du clap de fin. Vous allez manquer à mon paysage littéraire. La bise à tous.

    1. Voilà un message qui me touche particulièrement et me ferait presque regretter ma décision. Un grand merci à toi, Édith. Je garde un beau souvenir de l’entretien que tu nous avais accordé aux tout débuts de l’aventure. je te remercie donc pour ta confiance et ta fidélité ainsi que pour ta gentillesse. Bises ! Yann.

  4. Marie Chabin

    1000 mercis pour toutes ces belles chroniques (qui mentionnent toujours, et même plusieurs fois, le nom de la traductrice ou du traducteur pour la littérature étrangère 😉 Merci aussi pour ces entretiens passionnants.
    Bon vent à toute l’équipe !

  5. Christelle

    C’est toujours difficile pour moi dire au revoir, je préfère à bientôt mais je comprends car souvent je me demande si je vais poursuivre également. La vie est parfois si courte…
    En attendant merci pour tout et bonne continuation et bonne lecture future.

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